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10 avril 2010 6 10 /04 /avril /2010 10:56

capitalism.gifHallucinant: aux Etats-Unis, mais dans d'autres pays aussi, certaines entreprises se font de l'argent quand leurs employés meurent. Surtout s'ils meurent jeunes, d'ailleurs. Eh oui: là-bas, votre employeur peut prendre une assurance-vie sur votre dos, sans vous le dire, et toucher des milliers de dollars quand vous mourez.


Beaucoup de compagnies d'assurances proposent des "assurances vie d'entreprise". Ou quand un employeur, pour se prémunir des "risques" pour sa boîte (lesquels, au juste? Il suffit de réembaucher après la mort d'un employé), peut prendre des contrats d'assurance vie pour un ou plusieurs de ses employés. certaines de ces compagnies assurent même les "vétérans"!

 

Ces assurances ont des noms charmants: "dead peasant" (paysan mort, rustre mort), "dead jeanitors" (concierges morts)...

Des boîtes comme Bank of America, Wall Mart (près de 400.000 salariés assurés), Nestlé, Procter & Gamble ou Dow Chemical s'en donnent à coeur joie. Cette dernière aurait passé des contrats pour plus de 21.000 de ses salariés en trois ans, dont seulement 4.000 cadres.

Aux Etats-Unis, les primes versées à la mort des gens représentent 20% des contrats d'assurance passés dans le pays. En 2002, 5 à 6 millions de travailleurs US avaient ces assurances sur la tête.

 

 

Jackpot à tous les coûts

 

Les employeurs paient quelques milliers d'euros au maximum et reçoivent 64.000$ (pour un employé de Wallaug-2031-2006-20image-790211.gif Mart décédé en 1998, et dont la famille n'a pas touché un centime), parfois 100.000$ ou plus. Un homme décédé d'un cancer du cerveau a ainsi été assuré pour 1,5 million de dollars. C'est donc très rentable, avec un effort minimum. De là à ce qu'on fasse attrapper des cancers foudroyants aux jeunes employés qu'on vient d'assurer, il n'y a hélas pas loin du tout.

Dow Chemical, par exemple, a payé 10.000$ pour un de ses empoyés, mais a fait un bénéfice de 300.000$.

 

Le problème n°1 c'est que l'entreprise a carrément un intérêt à ce que l'employé meure, la deuxième c'est que les employés ne sont pas mis au courant du contrat d'assurance dans une partie des Etats US (par exemple le Texas a autorisé ces assurances en 2000, mais seulement si les employés en sont informés- ils n'ont pas besoin d'être d'accord). Aucun organisme ne recense ces contrats. Et pourquoi les entreprises assurent-elle les employés les moins qualifiés et pas es hauts cadres, dont la mort pourrait à la rigueur être légèrement plus problématique? (En France il y a une assurance de ce type mais seulement pour les très hauts dirigeants).

 

En fait, la masse d'argent que repréente les assurances vie permet de gonfler les actifs de l'entreprise et donc d'emprunter moins cher. Par exemple, Wall Mart payait les primes d'assurances en empruntant aux assureurs (et en attendant que les employés meurent), et a eu droit à une déduction d'impôts gâce à cette "dépense".

Mieux: Wall Mart a porté plainte contre les assureurs qui lui avaient dit que les des primes d'asurances donnaient droit à des avantages fiscaux, et voulait récupérer 130.000.000 $ (pour 1,3 milliard de dollars d'assurance!). Pas de bol, la Cour suprême en avait décidé autrement, et en plus la Cour du Delaware a ajouté que c'était frauduleux de la part de Wall Mart.

Dow Chemical a ainsi bénéficié de 30 millions de dollars de baisse d'impôts entre 1989 et 1991 en raison des assurances vie qui étaient considérées comme des "emprunts".

 

the-faces-of-capitalism1.jpg

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 12:53
emeutes-a-reykjavik-islande_161.jpgC'est un grand jour pour les islandais: ils viennent de refuser, par référendum, de payer pour les anglais et les hollandais qui ont voulu jouer avec la banque islandaise Icesave, et qui ont perdu. Plus de 93% des Islandais ont répondu que ce n'est pas à eux de payer.


L'affaire est un peu passée inaperçue, mais grâce aux subprime, certaines banques de ce petit pays sont devenues très importantes dans les échanges de produits dérivés risqués. Icesave en faisait partie. Et quand elle a fait faillite en octobre 2008, de nombreux spéculateurs en herbe qui ont cédé aux sirènes de la rentabilité à deux chiffres se sont retrouvés le bec dans l'eau.
Pourtant, ça allait tellement bien que le pays a transformé son économie en quelques années, pour la tourner vers la finance pendant qu'on a poussé les gens à s'endetter à mort (et souvent en monnaie étrangère). Beaucoup d'Islandais n'ont déjà plus un rond et la monnaie a perdu 115% de sa valeur.

Icesave, filiale de la plus grande banque Islandaise Landsbanki  -qui a coulé, avait en effet pas loin de 400.000 clients en Angleterre et aux Pays-Bas.
Problème: le gouvernement islandais s'était engagé à garantir les dépôts des épargants de la banque jusqu'à 20.900€.

Du coup, les deux gouvernements ont fait pression sur le gouvernement islandais afin d'obtenir un engagement de remboursement, et un projet de loi prévoyait en effet que l'Islande refile près de 4 milliards, c'est-à-dire les sommes perdues avec en plus un intérêt de 5,5%.

Bref, l'Islande, qui est déjà sur la paille grâce à ces banques (les iIlandais ont perdu 30% de leurs revenus islande.jpgdepuis 2007, et le PIB a chuté de 6,5% en 2009), a d'abord opté pour un vote de cette loi de remboursement au Parlement, mais face aux manifestations qui durent depuis des mois et qui s'intensifiaient, les élus ont refusé de promulguer ladite loi.

Le référendum portait sur le remboursement, jusqu'en 2024, de la somme mise sur la table (3,9 milliards d'euros que devront payer les 320.000 Islandais) par les gouvernements anglais et hollandais afin de rembourser une grosse partie des pertes de leurs ressortissants en Islande.

On leur a demandé leur avis pour les calmer, ils ont dit non (85% de votants), le gouvernement répond qu'il faudra quand même un accord. D'ailleurs, les discussions reprennent lundi. Ca rappelle sarkoléon et le référendum sur la constitution européenne, mais passons.

Donc en gros, des banquiers, pour faire du pognon à partir de rien, se sont lancés sans aucun recul dans les subprime au moment où ça commençait déjà à tanguer (après 2006), et aujourd'hui c'est le populo qui doit payer. Comme il refuse, les agences de notations genre Standard & Poors, Fitche etc., baissent la note de confiance du pays sur les marchés, et celui-ci doit emprunter pour encore plus cher afin de résorber la dette laissée par la même crise subprime.
La Grèce est confrontée au même problème et le populo ne veut pas payer la note non plus, et c'est on ne peut plus normal. A qui le prochain?


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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 18:01

athenes-grece-manifestations-2710706mciym_1258.jpgUne petite info qui mérite de s'y arrêter: quelques uns commencent à dénoncer le rôle de la banque Goldman Sachs dans l'aggravation de la situation financière de la Grèce. La banque, qui affichait un bénéfice de plus de 13 milliards de dollars en 2009, a joué sur tous les tableaux.

C'est Angela Merkel qui a lancé le pavé dans la mare: elle estime "scandaleux" que Goldman Sachs ait aidé la Grèce à maquiller l'ampleur de sa dette (112% du PIB aujourd'hui), ce qui amène à la crise actuelle qui menace toute la zone euro. De 2001 à 2004, la banque a ainsi aidé la Grèce a dissimuler l'énormité de sa dette.
Elle a utilisé pour cela des obligations basées sur la dette grecque, mais en manipulant les cours de change, donc la valeur de la dette. L'autre méthode: anticiper les recettes à venir et les mettre dans la comptabilité en avance. Le banque a touché entre 200 et 300 millions d'euros pour ces conseils avisés...

A côté de cela, Goldman Sachs n'a pas perdu le nord: pendant qu'elle "conseillait" le gouvernement grec, la banque a aussi incité ses clients (notamment les hedge fund) à spéculer via des dérivés de dette (les CDS), sur la crise grecque. Plus le risque d'effondrement du pays est important, plus les bénéfices peuvent être importants. C'est en partie ce qui a créé la crise subprime, d'ailleurs. Bref, Goldman Sachs était l'un des plus gros poissons à spéculer sur l'endettement de la Grèce, avec le fonds d'investissement US Paulson (le "sultan des subprime", ex dirigeant de la banque Bear Sterns qui a coulé pour avoir trop déliré sur lesdits subprime).


Accessoirement, pour être certaine que la dette de la Grèce plombe réellement le pays, et pour que les  GreceAthenesManifestations20081208.jpgdérivés sur les emprunts grecs soient le plus risqués et rentables possibles, la banque a fort probablement organisé la diffusion de la fausse info du Financial Times disant que la Chine avait refusé d'acheter des titres de la dette grecque car c'était trop risqué. Évidemment, ça décrédibilise la Grèce sur les marchés, du coup la dette devient plus chère pour la population mais beaucoup plus rentable pour Goldman Sachs.


Aujourd'hui, la Grèce est obligée de couper dans les dépenses sociales pour réduire une dette qui finalement a surtout profité aux spéculateurs. Et Goldman Sachs admet à peine que ses opérations sur la dette grecque auraient du être plus transparentes, mais de toute manière la banque n'a vu là rien "d'inapproprié".

 

 

 



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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 14:41
paradisFiscaux.jpgLes entreprises du CAC 40 qui paient moins d'impôts que les PME, voilà une preuve éclatante que l'influence des multinationales dépasse largement celle des entreprises plus petites, mais qui sont l'essentiel du tissu économique français.


Enfin, bref. C'est le Conseil des prélèvements obligatoires qui l'a dit dans un rapport publié fin 2009: pour 100 euros d'impôts sur les bénéfices payés par une PME, une entreprise du CAC 40 n'en paiera que 43. Ca fait 2,3 fois d'impôts en moins. Si le CAC 40 payait comme les autres, l'Etat pourrait encaisser 15 milliards d'euros par an au mieu de 6,5 actuellement.

Donc, quand on entend justement les PDG du CAC 40 et le Medef dire que les "prélèvement obligatoires", autrefois appelés "cotisations sociales" sont écrasants, il convient de relativiser largement.

Mais par quel miracle le CAC 40 est-il épargné (ce qui ne l'empeche pas de gémir pour obtenir des réductions d'impôts et des subventions diverses et variées)?
La réponse est simple: les paradis fiscaux et les transferts de charges!


On sait par exemple que BNP Paribas détient 189 filiales dans des paradis fiscaux, les Banques Populaires en ont 90, le Crédit Agricaole en a 115, LVMH en a 140 (dont 33 à Guernesey, allez savoir pourquoi...) le groupe PPR en a 97, Schneider 131... Parmis les paradis les plus prisés, on a les Pays-Bas, (17% de sfiliales du CAC 40) le Royaume-Uni (30 % des filiales), le Luxembourg, sans oublier Hong Kong, la SUisse...

Anisi, on transfère les bénéfices dans les filiales des paradis fiscaux où il n'y aura pas de taxe, tandis que les coûts sont enregistrés en France. Selon le magazine Alternatives Economiques, les entreprises du CAC 40 (qui sont donc 40) possèdent 1.470 filiales dans des paradis fiscaux. C'est sûrement pour ça qu'on n'y a surtout pas touché...

Les investissements, acquisitions et autres sont réalises en Europe, et les bénéfices sont aspirés dans les paradis fiscaux. Si l'on ajoute à cela les niches fiscales, responsables de 7 milliards d'euros de pertes fiscales en 2007, il y a moyen de diminuer considérablement ses impôts!
Rien que le Crédit Impôt Recherche (CIR), une grosse niche inventée par Sarko en 2008 bien qu'il ait dit vouloir mettre fin auxdites niches fiscales, va coûter 4 milliards d'euros en 2010... Et ce truc est génial: ce sont les plus grosses entreprises qui vont capter l'essentiel du pognon. D'après un rapport du député Gilles Carrez, 718 grosses entreprises vont toucher 57% de l'avantage fiscal lié au CIR.

 ParadisFiscauxW.jpg
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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 10:12
Juste pour montrer l'ampleur de la crise à laquelle on doit faire face, quelques chiffres sur les crédits les plus pourris échangés par les banques et assureurs US. Parce que l'économie virtuelle représente 50 fois la masse  monétaire de l'économie réelle, liée à la vraie productivité et pas à de la spéculation sur du vent. Du coup, pour renflouer les caisses des banques, les travailleurs ont du pain sur la planche. Et il en a fallu de l'imagination, pour en arriver là...


Les CDO: Colaterized Debt Obligations (obligations structurées adossées à des emprunts- en l'occurence len grande partie les fameux subprimes, ces prêts octroyés à des ménages non solvables qui se retrouvent souvent à la rue).

Les CDO sont des 'lots' de différents types de créances, élaborés via des logiciels informatiques ultra perfectionnés qui font plein de modèles de lots avec différentes dettes et créances. Une banque qui a racheté des obligations portant sur des prêts subprime va en mélanger avec d'autres types d'actions plus ou moins pourries, dans un lot fait par ces logiciels.

Et le système est complexe: les CDO comportent en général 3 niveaux, en fonction du risque des créances en question, qui sont savamment répartis.
Parmi les créances qu'on trouve dans ces CDO:
                                                      - des créances immobilières aux particuliers (sachant qu'en 2006, au moins 40% des crédits immobiliers aux Etats-Unis étaient des crédits subprime, à taux variables et portant sur des ménages de moins en moins solvables)
                                                      - des prêts à la consommation
                                                      - des hypothèques
                                                      - des crédits aux entreprises
                                                      - des emprunts étudiants

Inventés en 1987, ils ont eu une croissance fulgurante ces dernières années parce qu'ils permettaient aux banques de faire sortir de leur bilan toutes leurs créances pourries, de plus en plus nombreuses, en les revendant sous forme de CDO (ou autre) à d'autres banques et fonds de pension qui espéraient tirer de ces produits à risques une rentabilité maximale. Qu'on en juge:

En 1988, le marché des CDO représentait 126 millions de dollars.
      1996 __________________________ 18 milliards $
      1999 __________________________ 132 milliards $
      2005 __________________________ 1555 miliards $
 fin 2007 __________________________ 2000 milliards $

Les CDS: Credit Default Swap (dérivés sur évènements de crédit).

Inventés en 1997 par Blythe Masters (la "reine des CDO" disaient les traders), une anglaise diplômée de mathématiques, embauchée par JP Morgan. Elle faisait partie de l'équipe de winners chargés de concevoir les produits financiers les plus délirants mais, espéraient-ils, les plus rentables. Ils se sont dit qu'en dispersant les risques, eh bien... il n'y avait plus de risques!

Les CDS permettent aux banques, investisseurs divers et variés, Etats etc. de reporter le risque de leurs créances pourries sur d'autres, par un système de contrat de droit privé. Qui échappe à tout système de contrôle. Ce qui est génial, c'est que du coup, les créances pourries sortent de la comptabilité. Même si, on va le voir, le passif reste en partie à la charge du vendeur.

Nous avons donc l'acheteur du CDS qui s'engage pour quelques années à payer une somme  prédéfinie tous les mois ou tous les ans au vendeur.Et il peut revendre le CDS à qui il veut.
de l'autre côté le vendeur, qui encaisse la prime. Mais en échange, il supporte d'éventuelles pertes de l'acheteur si la créance s'avère impossible à recouvrir.

En gros, on transforme une dette en argent (même virtuel), et il n'y a aucune trace des contrats.

Le marché des CDS, évidemment, a explosé. Ils sont vite devenus le produit financier le plus répandu. En effet, les banques et investisseurs ayant les poches pleines de créances pourries ont sauté sur l'occasion de se faire du fric avec leurs dettes.

En  2001 il représentait 900 milliards de dollars
       2004 ___________ 6.000 milliards $
       2005 ___________ 42.000 milliards $
       2008 ___________ 62.000 milliards $

JP Morgan Chase avait ainsi pour 7.000 milliards de dollars de CDS, Citygroup pour 3.200 milliards, etc. Et c'est quand il a fallu commencer à payer que des banques comme Lehman Brothers ou Bear Sterns se sont retrouvées en faillite.
 

Le pire, c'est qu'ils ont recommencé à créer des logiciels encore plus performants, pour avoir des produits encore plus rentables...






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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 13:40
Qui a dit que c'est la crise? A la Une de La Tribune, les résultats bien meilleurs que prévus de BNP Paribas, avec une hausse de son bénéfice net de ... 45%, avec 1,3 milliard d'euros (après 1,6 milliard au deuxième trimestre)!Cela "dépasse les attentes des analystes", d'après le quotidien.

Mais... 1 milliard, ce ne serait pas exactement la somme que la même BNP compatait "provisionner" pour les primes de ses traders? On se rappelle cette fracassante déclaration en plein milieu de l'été.
La banque le dit elle même: dans "un environnement caractérisé par une conjoncture économique toujours dégradée mais des marchés de capitaux plus normalisés, le groupe BNP Paribas réalise à nouveau ce trimestre une très bonne performance"
.

A noter: les "encours de crédit" ont progressé de plus de 4 milliards d'euros par rapport au 3è trimestre 2008. Et ce ne sont pas les entreprises qui ont eu ces crédits, puisque ce secteur a chuté de près de 2%. Non, ce sont principalement les ménages qui s'endettent de plus en plus, comme le montent les chiffres de l'INSEE.

Tandis que les dépôts, eux, ralentissent ici comme ailleurs: pour preuve, la chute vertigineuse du bénéfice net d'American Express, par exemple, qui émet des cartes de crédit. Pourquoi? Simplement parce que les gens qui ont des cartes de crédit sont obligés de dépenser moins. Après une baisse de 60% de son résultat net au deuxième trimestre, c'est encore une chute, de 21%, au 3è trimestre. L'an dernier, le troisème trimestre avait déjà vu une baisse de 23% dudit résultat net.
Mais aux Etats Unis, la situation est pire qu'ici: les possesseurs de cartes de crédit ont diminué leurs dépenses de 16%, contre 7% au niveau international.

Enfin bref
. En France comme ailleurs, en général les grosses banques se portent bien et elles affichaient déjà des bénéfices en milieu d 'année. Même la Société Générale, qui était encore à la ramasse il y a six mois, annonce 426 millions d'euros de bénéfice net au troisième trimestre.

Pendant que l'économie réelle s'enfonce dans le marasme, les banques, elles, reprennent leur banquet.
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