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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 12:53
emeutes-a-reykjavik-islande_161.jpgC'est un grand jour pour les islandais: ils viennent de refuser, par référendum, de payer pour les anglais et les hollandais qui ont voulu jouer avec la banque islandaise Icesave, et qui ont perdu. Plus de 93% des Islandais ont répondu que ce n'est pas à eux de payer.


L'affaire est un peu passée inaperçue, mais grâce aux subprime, certaines banques de ce petit pays sont devenues très importantes dans les échanges de produits dérivés risqués. Icesave en faisait partie. Et quand elle a fait faillite en octobre 2008, de nombreux spéculateurs en herbe qui ont cédé aux sirènes de la rentabilité à deux chiffres se sont retrouvés le bec dans l'eau.
Pourtant, ça allait tellement bien que le pays a transformé son économie en quelques années, pour la tourner vers la finance pendant qu'on a poussé les gens à s'endetter à mort (et souvent en monnaie étrangère). Beaucoup d'Islandais n'ont déjà plus un rond et la monnaie a perdu 115% de sa valeur.

Icesave, filiale de la plus grande banque Islandaise Landsbanki  -qui a coulé, avait en effet pas loin de 400.000 clients en Angleterre et aux Pays-Bas.
Problème: le gouvernement islandais s'était engagé à garantir les dépôts des épargants de la banque jusqu'à 20.900€.

Du coup, les deux gouvernements ont fait pression sur le gouvernement islandais afin d'obtenir un engagement de remboursement, et un projet de loi prévoyait en effet que l'Islande refile près de 4 milliards, c'est-à-dire les sommes perdues avec en plus un intérêt de 5,5%.

Bref, l'Islande, qui est déjà sur la paille grâce à ces banques (les iIlandais ont perdu 30% de leurs revenus islande.jpgdepuis 2007, et le PIB a chuté de 6,5% en 2009), a d'abord opté pour un vote de cette loi de remboursement au Parlement, mais face aux manifestations qui durent depuis des mois et qui s'intensifiaient, les élus ont refusé de promulguer ladite loi.

Le référendum portait sur le remboursement, jusqu'en 2024, de la somme mise sur la table (3,9 milliards d'euros que devront payer les 320.000 Islandais) par les gouvernements anglais et hollandais afin de rembourser une grosse partie des pertes de leurs ressortissants en Islande.

On leur a demandé leur avis pour les calmer, ils ont dit non (85% de votants), le gouvernement répond qu'il faudra quand même un accord. D'ailleurs, les discussions reprennent lundi. Ca rappelle sarkoléon et le référendum sur la constitution européenne, mais passons.

Donc en gros, des banquiers, pour faire du pognon à partir de rien, se sont lancés sans aucun recul dans les subprime au moment où ça commençait déjà à tanguer (après 2006), et aujourd'hui c'est le populo qui doit payer. Comme il refuse, les agences de notations genre Standard & Poors, Fitche etc., baissent la note de confiance du pays sur les marchés, et celui-ci doit emprunter pour encore plus cher afin de résorber la dette laissée par la même crise subprime.
La Grèce est confrontée au même problème et le populo ne veut pas payer la note non plus, et c'est on ne peut plus normal. A qui le prochain?


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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 18:01

athenes-grece-manifestations-2710706mciym_1258.jpgUne petite info qui mérite de s'y arrêter: quelques uns commencent à dénoncer le rôle de la banque Goldman Sachs dans l'aggravation de la situation financière de la Grèce. La banque, qui affichait un bénéfice de plus de 13 milliards de dollars en 2009, a joué sur tous les tableaux.

C'est Angela Merkel qui a lancé le pavé dans la mare: elle estime "scandaleux" que Goldman Sachs ait aidé la Grèce à maquiller l'ampleur de sa dette (112% du PIB aujourd'hui), ce qui amène à la crise actuelle qui menace toute la zone euro. De 2001 à 2004, la banque a ainsi aidé la Grèce a dissimuler l'énormité de sa dette.
Elle a utilisé pour cela des obligations basées sur la dette grecque, mais en manipulant les cours de change, donc la valeur de la dette. L'autre méthode: anticiper les recettes à venir et les mettre dans la comptabilité en avance. Le banque a touché entre 200 et 300 millions d'euros pour ces conseils avisés...

A côté de cela, Goldman Sachs n'a pas perdu le nord: pendant qu'elle "conseillait" le gouvernement grec, la banque a aussi incité ses clients (notamment les hedge fund) à spéculer via des dérivés de dette (les CDS), sur la crise grecque. Plus le risque d'effondrement du pays est important, plus les bénéfices peuvent être importants. C'est en partie ce qui a créé la crise subprime, d'ailleurs. Bref, Goldman Sachs était l'un des plus gros poissons à spéculer sur l'endettement de la Grèce, avec le fonds d'investissement US Paulson (le "sultan des subprime", ex dirigeant de la banque Bear Sterns qui a coulé pour avoir trop déliré sur lesdits subprime).


Accessoirement, pour être certaine que la dette de la Grèce plombe réellement le pays, et pour que les  GreceAthenesManifestations20081208.jpgdérivés sur les emprunts grecs soient le plus risqués et rentables possibles, la banque a fort probablement organisé la diffusion de la fausse info du Financial Times disant que la Chine avait refusé d'acheter des titres de la dette grecque car c'était trop risqué. Évidemment, ça décrédibilise la Grèce sur les marchés, du coup la dette devient plus chère pour la population mais beaucoup plus rentable pour Goldman Sachs.


Aujourd'hui, la Grèce est obligée de couper dans les dépenses sociales pour réduire une dette qui finalement a surtout profité aux spéculateurs. Et Goldman Sachs admet à peine que ses opérations sur la dette grecque auraient du être plus transparentes, mais de toute manière la banque n'a vu là rien "d'inapproprié".

 

 

 



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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:54
jpg_freg1-3-88e45.jpgUne brève, pour signaler que le pourfendeur des paradis fiscaux, ex avocat d'affaires à Neully, Sarkoléon soi-même, n'a pas rechigné par le passé à envoyer ses clients pratiquer l'évasion fiscales en Suisse ou ailleurs.


Ainsi, l'un des clients de son cabinet, le tennisman Henri Leconte, a bénéficié des conseils d'un sarkoléon encore avocat qui lui a expliqué qu'habiter en Suisse, c'est tellement économique. Au passage, sarko lui a aussi présenté un certain Jacques Heyer, qui fait fructifier le firc des autres en s'aidant bien sûr des paradis fiscaux, et qui s'est un peu trop servi dans la caisse de Leconte. Il a été condamné en 2005 en Suisse à deux ans de prison ferme pour "abus de confiance".

A l'époque, Sarko était vu régulièrement sur les bords du lac Léman.


Et puis, dans l'affaire des frégates de Taïwan, qui ne cesse de nous apprendre des nouveautés sur la vie politico
économique française, on s'aperçoit qu'un des volets du scandale était de calculer des commissions et rétro commissions faramineuses afin, notamment, de financer la campagne électorale de Balladur. Mais tous les partis touchaient de l'argent sur les commissions de la DCN (Direction des Constructions Navales)
Qui était alors le poulain de Balladur et Ministre du Budget en 1994?  Et qui a permis la création au Luxembourg d'une société écran pour faire transiter l'argent de manière discrète?


Une partie de l'argent des commissions, destiné à Andrew Wang, un intermédiaire véreux, a transité via une société fiduciaire (= une coquille vide), Heine SA, créée avec "l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre (Nicolas Bazire) et celui du ministre du budget (sarko)", d'après le parquet de Paris. Accessoirement,evasion pour être bien sûre que personne ne retrouve la trace des virements, Heine SA passait aussi par Clearstream, une chambre de compensation.

Récemment, une note des RG a mentionné l'éventualité que l'attentat à la bombe à Karachi le 8 mai 2002, attribué aux Talibans, était en fait l'oeuvre de l'armée pakistanaise qui se vengeait parce que la France n'avait pas versé les commissions demandées (100 millions d'euros) suite à la vente de trois sous-marins.
Ladite note précise que l'argent devait aller à des militaires pakistanais, mais aussi revenir en France pour financer la campagne de Balladur, et on en revient donc à Sarko et aux paradis fiscaux qui sont inévitablement un maillon de la chaîne.




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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:45
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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 19:16
adf-cartoon-money-bag1.jpgUne petite info, banale mais qui mérite d'être soulignée: les frais de représentation et de mission du chef de l'Europe, José Manuel Barroso, se sont élevés à plus de 700.000€ en 2009, pendant que les 27 membres de la commission en ont dépensé... 4 millions! Soit une moyenne de presque 150.000€ par membre.

Barroso

Les contribuables européens ont donc aligné 730.000€ en 2009 pour les frais de représentation (32.000€ environ) et de mission du président de la commission européenne. Ben oui, d'après la commission, Barroso "voyage beaucoup" (200 jours de voyage en 2009) et les "avions taxi" ça coûte cher...

Il a effectué 66 déplacements dans l'année, dont 56 en Europe. mais le commissaire aux Affaires Étrangères, l'autrichienne Benita Ferrero Waldner, a dépensé (seulement?) 429.000€ pour 60 voyages dont 21 hors Europe. Et Jacques Barrot, à la Justice, a effectué 65 missions pour 115.000€.

L'Europe


Pour 2010, le coût de l'UE pour la France est estimé à plus de 19 milliards d'euros. Selon la Commission, l'Europe coûte 235 € par habitant, mais des rapports indépendant font grimper la note: le coût total, avec les différentes pénalités, amendes etc., s'approcherait davantage des 100 ou 140 milliards d'euros, toujours rien que pour la France.
Ca fait donc à peu près 2.000€ par habitant. Daniel Craig, qui a étudié le coût réel de l'Europe, estime que la note revient à plus de 2.400€ par habitant, soit 1.000 milliards d'euros par an pour l'ensemble des pays.

Type de dépense

Montant / euros / an (base 2008)

1) Coût de mise en conformité des entreprises aux textes

600 Md€

2) Coût administratif de ces règlements et directives pour les entreprises

300 Md€

3) Fraude à la TVA et autres taxes

100 Md€

4) Hausse des prix alimentaires

50 Md€

5) Coût administratif (fonction publique) pour les États membres de la transposition et de l'application des textes et décisions européens

35 Md€

6) Dépenses de fonctionnement l'Union européenne

7 Md€

7) Autres dépenses de l'Union

127 Md€

Total

1.219 Md€

 

Nombre de personnes vivant dans l'UE

495.000.000

Coût par personne et par an

2.460 €



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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:52
resistancia_gascon.gifLes Etats-Unis continuent avec leur délire de complot gauchiste. Désormais, il est question d'infiltrer les mouvements qui sont évidemment qualifiés d' "éxtrémistes" car à l'origine des "théories du complot" nuisibles pour la politique gouvernementale.


C'est un dénommé Cass Sunstein qui l'a dit il y a déjà plus d'un an, dans un article sobrement intitulé "Théories du complot: causes et remèdes". Sunstein est prof de droit à Harvard, mais aussi directeur de l'Office of Information and Regulatory Affairs. Ledit office, d'après le site de la Maison Blanche, est chargé notamment de "superviser les politiques liées à la vie privée, la qualité de l'information et les programmes statistiques".

Sunstein estime que le gouvernement devrait infiltrer les forums de discussion ainsi que des réseaux sociaux qui portent sur les évènements bizarres qui se produisent, et dans lesquels les gens se posent des questions.
Mais il n'oublie le terrain, en réclamant aussi l'infiltration des groupes alternatifs et contestataires de gauche. Puisque bien sûr l'extrême droite n'est pas visée.
Le but de la maneouvre? "Les miner" en "semant le doute". Traduction: saper la crédibilité des infos en répandant des infos bidons mais crédibles.

On a déjà vu par le passé comment les RG ou autres parviennent à infiltrer des groupes de gauche soit en retournant des gens bien placés dans le réseau, soit en s'infiltrant dès la base. Ainsi on peut orienter les choix du groupe en matière d'actions notamment, et les pouser dans un extrémsime qu'il est facile de discréditer ensuite. Les trotskystes, la Gauche Prolétarienne, les Brigades Rouges italiennes pilotées par la mafia et la CIA etc. nous le rappellent.

Pour Sustein, l'extistence de "théories domestiques" de la conspiration crée un "risque pour les politiques antiterroristes du gouvernement". Du coup, il prône "l'inflitration cognitive des groupes extrémistes". On notera que le terme "extrémsites" est fort pratique puisqu'il peut recouvrir à peu près tous ceux qui ont l'air de contester l'action du gouvernement.

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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 19:06
Le tremblement de terre à Haïti, d'après certains, n'est pas naturel. Même si on est obligé de rester sceptique face à cette déclaration, elle mérite d'être analysée.


C'est le Réseau Voltaire qui a jeté le pavé dans la mare, après que Chavez ait posé des interrogations publiquement, ainsi que l'armée Russe, au sujet de ce tremblement de terre.
On sait que les Etats-unis sont équipés du système HAARP, qui envoie des ondes à différentes fréquences dans la ionosphère et qui est destiné à modifier le climat à des fins géostratégiques. Même le Parlement européen s'est inquiété de ce système, qui consiste à envoyer des ondes à forte puissance dans l'atmosphère.

Lors du tremblement de terre au Sichuan, en 2008, des gens ont filmé d'étranges lumières dans le ciel, comme des aurores boréales localisées. Or, ce type de lumière est caractéristique de perturbations dans la ionosphère.


30 mins before the 2008 Sichuan earthquake in China

Apparemment, des tremblements de terre à 10 kilomètres de profondeur sont également un signe que le système HAARP pourrait en être à l'origine.
Celui d'Haïti a pris à 10 km sous terre (et la plus grosse réplique une semaine après aussi), étrangement celui du Sichuan aussi, un autre en Turquie en 1999 également, un autre au Panama en octobre 2009, un au Mexique en août 2009 aussi, et le 20 janvier un séisme de magnitude 5,4 au Venezuela avait aussi une profondeur de 10 km... Mais d'autres sont à 7 km, 25 km (Sumatra), 13 km (Kobé), 5 km (Italie), 6 km (Salvador).

Immédiatement après le séisme, 10.000 puis 13.000, désormais 20.000 soldats US étaient sur place. Précisons quand-même que Haïti est juste à côté de Cuba.

Il semble que les Russes savent faire des tremblements de terre, et qu'ils l'auraient testé au Kirghizistan. Pour le faire, ils utilisent un système similaire à HAARP (mais moins puissant) qui envoie des ondes électromagnétiques dans l'atmosphère. Elles reviennent ensuite sur terre et créent ces tremblements de terre, mais d'après certains ça ne peut pas se faire à plus de 150 km de distance. Il suffirait d'envoyer de manière continue des ondes pendant 5 jours à une intensité et une amplitude précises, et un tremblement de terre survient le long d'une faille proche.

Ca fait longtemps qu'on parle de guerre climatique. L'ONU a même pondu un traité pour l'interdire. les Etats-Unis auraient testé les ouragans dans les années 60 et 70.

sur la création des tremblements de terre, dès les années 40:



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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 14:41
paradisFiscaux.jpgLes entreprises du CAC 40 qui paient moins d'impôts que les PME, voilà une preuve éclatante que l'influence des multinationales dépasse largement celle des entreprises plus petites, mais qui sont l'essentiel du tissu économique français.


Enfin, bref. C'est le Conseil des prélèvements obligatoires qui l'a dit dans un rapport publié fin 2009: pour 100 euros d'impôts sur les bénéfices payés par une PME, une entreprise du CAC 40 n'en paiera que 43. Ca fait 2,3 fois d'impôts en moins. Si le CAC 40 payait comme les autres, l'Etat pourrait encaisser 15 milliards d'euros par an au mieu de 6,5 actuellement.

Donc, quand on entend justement les PDG du CAC 40 et le Medef dire que les "prélèvement obligatoires", autrefois appelés "cotisations sociales" sont écrasants, il convient de relativiser largement.

Mais par quel miracle le CAC 40 est-il épargné (ce qui ne l'empeche pas de gémir pour obtenir des réductions d'impôts et des subventions diverses et variées)?
La réponse est simple: les paradis fiscaux et les transferts de charges!


On sait par exemple que BNP Paribas détient 189 filiales dans des paradis fiscaux, les Banques Populaires en ont 90, le Crédit Agricaole en a 115, LVMH en a 140 (dont 33 à Guernesey, allez savoir pourquoi...) le groupe PPR en a 97, Schneider 131... Parmis les paradis les plus prisés, on a les Pays-Bas, (17% de sfiliales du CAC 40) le Royaume-Uni (30 % des filiales), le Luxembourg, sans oublier Hong Kong, la SUisse...

Anisi, on transfère les bénéfices dans les filiales des paradis fiscaux où il n'y aura pas de taxe, tandis que les coûts sont enregistrés en France. Selon le magazine Alternatives Economiques, les entreprises du CAC 40 (qui sont donc 40) possèdent 1.470 filiales dans des paradis fiscaux. C'est sûrement pour ça qu'on n'y a surtout pas touché...

Les investissements, acquisitions et autres sont réalises en Europe, et les bénéfices sont aspirés dans les paradis fiscaux. Si l'on ajoute à cela les niches fiscales, responsables de 7 milliards d'euros de pertes fiscales en 2007, il y a moyen de diminuer considérablement ses impôts!
Rien que le Crédit Impôt Recherche (CIR), une grosse niche inventée par Sarko en 2008 bien qu'il ait dit vouloir mettre fin auxdites niches fiscales, va coûter 4 milliards d'euros en 2010... Et ce truc est génial: ce sont les plus grosses entreprises qui vont capter l'essentiel du pognon. D'après un rapport du député Gilles Carrez, 718 grosses entreprises vont toucher 57% de l'avantage fiscal lié au CIR.

 ParadisFiscauxW.jpg
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 20:08
dyn010_original_400_400_jpeg_2626972_2aab77ee940ef0618966dd.jpgCa y est, la fin d'Internet est en marche. Du moins, la fin de l'expression libre. En effet, Sylvio Berlusconi vient de jeter son pavé dans la mare: imposer un contrôle préalable à la publication des vidéos sur le net. Et l'autorisation, je vous le donne en mille, c'est l'Etat qui va la donner.


Parmi ceux qui suivent l'évolution du Nouvel Ordre Mondial, beaucoup savent qu'Internet vit ses dernières années de liberté. On sait qu'il est possible de contrôler les contenus via des logiciels, mais la bonne vieille censure d'Etat risque elle aussi de revenir à la mode.

Berlu l'a rêvé, mais la Chine l'a déjà fait: en janvier 2008, le gouvernement a imposé l'obtention d'une autorisation de sa part pour pouvoir publier une vidéo sur Internet. Car évidemment, il faut que tout soit conforme au "code moral du socialisme" et seuls les sites avalisés par ledit gouvernement pouvaient publier des vidéos.

Le gouvernement de Berlusconi a donc décidé de les copier, et a sorti un décret (précisons qu'un décret, à la différence d'une loi, n'est pas voté au Parlement, et relève de la seule décision de l'exécutif)  en décembre, visant à imposer l'obtention d'une licence octroyée par le pendant italien du CSA. Outre l'avantage considérable de permettre une censure de l'information (essentiellement alternative), cette idée géniale a le grand mérite d'éliminer une certaines concurrence à l'empire média de Berlusconi, Mediaset.

Les sites comme Youtube (avec qui mediaset est en conflit pour une question de droits d'auteur) ou Dailymotion sont concernés, mais les sites des médias en ligne aussi, au risque de se voir infliger une amende de 150.000€. Un détail: Berlusconi justifie ce décret en disant qu'il ne fait que transposer une directive européenne (directive 2007/65/CE) valable pour tous les pays de l'UE.

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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 12:40

Rapidement, un zoom sur un phénomène nouveau: la privatisation de quartier entiers des grandes villes anlgaises, avec comme corollaire l'application dans cet espace privé de règlements drastiques (pas le droit de pique niquer, pas le droit de manifester, pas le droit de prendre de photos...)

Alors que le phénomène se développe depuis quelques années, personne ne semble choqué, et les autorités sont très fans de ce système.
C'est le Guardian qui en parle: afin de mener la "rénovation urbaine", les autorités locales aussi endettées que l'Etat et les anglais eux-mêmes ne jurent plus que par le système de la privatisation. Un journaliste du quotidien, Paul Lewis, a pu constater l'accueil dans ces zones privées: il a été interpellé et fouillé par la police (via recours à une loi antiterroriste) car il avait fait des photos d'un immeuble connu baptisé le "Cornichon", ce qui était interdit.

Ainsi, à Liverpool, un quartier dernier cri situé en plein centre ville, dénommé "Liverpool One", couvre 34 rues. Toute cette zone appartient pour 250 ans à Grosvenor, la société immobilière du Duc de Westminster. Car on peut aussi louer les centre ville. En fait, Grosvenor est intervenue pour un chantier de reconstruction du centre ville, qui en avait certes bien besoin, pile au moment où Liverpool était capitale européenne de la culture, en 2008. Total: 1 milliard de livres. 

Une grande partie du chantier des futurs Jeux Olylmpiques, par exemple, qui s'étale sur 85 hectares à Stratford City près de Londres, appartient à la boîte qui va réaliser le chantier, Stratford City Developments Limited, qui a eu le feu vert en 2007. Au total, 465.000 mètres carrés de bureaux, 4.500 nouvelles maisons, 150.000 mètres carrés de verdure et 2.000 chambres d'hôtel (cf. images du projet).

En Belgique, des boîtes privées "louent" les emplacements de parking aux communes, qui reçoient donc une rente annuelle. Mais la boîte aussi, puisque c'est elle qui verbalise les véhicules en infraction de stationnement et qui empoche les sous, contre un forfait annuel.

Et l'article de rappeler qu'au XIXème siècle, ce sont des mouvements populaires qui ont réussi à faire passer les centre ville de l'espace privé à l'espace public.
Accessoirement, s'il n'y a plus ces espaces publics d'échange, de vie sociale commune (manifestations, concerts, zone de passage et de flânerie etc.), où la vie citoyenne trouvera-t-elle sa place?

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